Portes d Or

8ème Édition


Portes ouvertes des ateliers d'artistes de la Goutte d'Or dans le 18ème arrondissement de Paris

Inscriptions pour les
Portes Ouvertes 2017

Clôture des inscriptions avant le 04 Mars 2017

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Barbara d’Antuono

la mécanique qui transforme la mélancolie en petits riens multicolors
la mécanique qui transforme la mélancolie en petits riens multicolors

Biographie

Entre 1981 et 1986, Barbara d’Antuono pose ses valises en Haïti dont elle découvre la magie, le foisonnement culturel et la singularité. Elle s’intéresse au syncrétisme et ses rencontres lui permettent d’approcher le culte vaudou et de mieux le comprendre. Ses expériences la mèneront à l’art brut, et tout d’abord à la sculpture. Ses premières créations seront des totems (assemblages de divers matériaux de récupération). Elle commence à fréquenter l’atelier de Ronald Meus, qui lui fait découvrir la peinture. Pour autant, elle ne perd pas de vue la notion de volume.
Revenue en France, elle commence par réaliser des bas-reliefs sur toile, dans un style figuratif. Mais le volume prend de plus en plus le pas sur la toile.
En 1995, elle met au point sa propre technique, en façonnant les éléments essentiels du tableau, donnant de moins en moins d’importance au décor.
Insatisfaite, elle cherche alors à dissocier les personnages de leur fond. Dans un premier temps, elle peindra sur bois, fonctionnera avec un système de pitons vissés sur leur support et répartis sur la toile, permettant d’accrocher les personnages. Les couleurs et les proportions n’obéissent à aucune règle et aucun code académiques.
Commence alors un long travail manuel de préparation du support et de construction des éléments un par un. La peinture n’est que la dernière et gratifiante étape de la réalisation, permettant de révéler l’œuvre.
Déjà, les personnages, amovibles et réversibles, bougent, bien que leurs déplacements restent limités au bon vouloir de l’artiste.
Mais une idée germe: la complète mobilité des éléments. Pour autant, cette démarche intellectuelle signifie une perte quasi totale de contrôle sur l’œuvre, une mise en retrait de l’artiste et de sa vision de l’équilibre esthétique de la composition du tableau. C’est cette appréhension qui retiendra Barbara. Elle passe le pas en 2008.
L’aboutissement de ce processus créatif et intellectuel sera le travail sur des plaques de métal entoilées, sur lesquelles des personnages aimantés, réversibles et aux expressions variables acquerront toute leur liberté, à la totale fantaisie du spectateur. En les manipulant, il devient conteur de sa propre histoire. L’œuvre se désacralise ; la distance entre le tableau et celui qui le regarde est abolie. Les éléments ne sont plus uniquement visibles ; ils deviennent palpables. C’est d’ailleurs avec beaucoup d’émotions que Barbara assistera à des rencontres entre son travail et des personnes mal voyantes.
Barbara d’Antuono vit dans la Goutte d’Or, cet « îlot » parisien bigarré et multiculturel, et ses œuvres nous parlent parfois des petites anecdotes de son quartier, celles qui nous renvoient à la beauté ou à la dureté de l’humanité.

Globe-trotter, elle nourrit son imaginaire de ses voyages en Afrique notamment, où elle retrouvera, particulièrement au Bénin et au Togo, en pays Tamberma, le culte vaudou, qui aura été sa première inspiration.
Artiste complète, elle allie la sculpture, la peinture, le graphisme, la couture, la poésie et la musique. De ce savoureux mélange naît un style poétique, bigarré et parfois naïf, qui se retrouve dans toute son œuvre. Barbara d’Antuono partage ses rencontres et ses découvertes du monde, en laissant toujours une grande place à l’imaginaire. Entrer dans l’univers de Barbara, c’est créer. Elle donne une piste, à vous de faire votre chemin.
Après une longue période essentiellement figurative, elle repousse encore les limites de son contrôle sur œuvre. Cela commence par une série de «représentations» de villes imaginaires, déclinées en une trentaine de pièces. L’abstraction progressive des formes confère à l’œuvre une dimension de plus en plus onirique. Le spectateur n’est plus uniquement acteur ; il est également constructeur.
Du néant d’un fond de plus en plus épuré, apparaît une cité fantasmagorique, librement interprétée par l’imaginaire de chacun. C’est le début d’un nouveau cycle artistique.
Dans son travail actuel, Barbara d’Antuono utilise comme point de départ l’idée concrète d’une machine, pour en concevoir une représentation graphique qui touche à l’abstrait. Fascinée par les mécaniques de Tinguely, Barbara conçoit aujourd’hui sur ses toiles et avec sa technique propre des machines absurdes. Avec « la machine qui transforme les chagrins d’amour en papillons noirs » ou « la machine qui arrête le temps » notamment, elle aborde aujourd’hui les grands thèmes fondamentaux, sans jamais oublier la dimension poétique. Cette démarche vers l’abstrait ouvre encore plus le champ des possibles à l’imaginaire de l’autre.


Expositions, événements, parutions

Dès 1995, Barbara expose régulièrement à Paris, mais également en Allemagne, à Constance. Elle a participé à plusieurs expositions collectives, dont une en hommage Wilfredo Lam à L’Unesco. Depuis 1998, elle deviendra une artiste reconnue de la Galerie Art Factory puis de la Galerie l’Art de Rien. Elle a exposé plusieurs fois au Lavoir moderne Parisien et très récemment à la Chapelle du Collège de Carpentras. En 2012, elle présente dans la Galerie du 59, rue de Rivoli, une exposition essentiellement consacrée au vaudou haïtien, tel un retour aux sources. Elle a exposé en juin 2013 dans le festival d’art singulier de St-Aubin lès Elbeuf.


TRIBAL CANIBAL

TRIBAL CANIBAL

la mécanique qui transforme les armes de guerre en larme de verre

la mécanique qui transforme les armes de guerre en larme de verre

la mécanique qui transforme les armes de guerre en larme de verre

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la mécanique qui transforme les larmes de crocodiles en eau claire

la mécanique qui transforme les larmes de crocodiles en eau claire

la mécanique qui transforme les larmes de crocodiles en eau claire

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Tribal Canibal

Tribal Canibal

la mécanique qui transforme la mélancolie en petits riens multicolors

la mécanique qui transforme la mélancolie en petits riens multicolors

la mécanique qui transforme la mélancolie en petits riens multicolors

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